Un blog pour partager des émotions littéraires. Je lis, je prends des notes, je donne à lire ce qui me trouble, ce qui m'émeut, ce qui me bouscule.
J'écris parce que c'est violent. Parce que c'est là. Là, partout. Autour. Une force. Une évidence. Un chemin. J'écris. C'est comme une loi. Une définition rédigée quelque part, dans un livre déjà écrit, si on croit à ces foutues histoires de destinées....
Lire la suiteMarcher revient à se mettre en congés de son histoire et à s'abandonner aux sollicitations du chemin. * Ce qui importe dans la marche ce n'est pas son point d'arrivée mais ce qui se joue en elle à tout instant, les sensations, les rencontres l'intériorité,...
Lire la suiteChacun d'entre nous, dès sa naissance, se voit investi d'une mission : la mienne consiste à écouter ma mère, à accueillir l'excédent de son incompréhension et de sa douleur. Les mots, enchaînés l'un à l'autre, dévalent dans les ténèbres, le long d'un...
Lire la suiteDans la dimension de l’archaïque, un enfant qui est en soutien de sa mère, en fusion avec elle, ne peut pas être en possession de ses propres bords, de son être séparé, sans se sentir coupable. Au lieu de recevoir d'elle une protection pour persévérer...
Lire la suiteOn s'accorde en effet à reconnaître qu'un pays est d'autant plus évolué que les lois qui empêchent le misérable d'être trop misérable et le puissant trop puissant y sont plus sages et plus efficaces. Primo Levi. Si c'est un homme. Ed. Pocket
Lire la suiteOh, pouvoir pleurer ! Oh, pouvoir affronter le vent comme nous le faisions autrefois, d'égal à égal, et non pas comme ici, comme des vers sans âme ! Primo Levi. Si c'est un homme. Ed. Pocket
Lire la suiteJe crois bien que lui-même a oublié son nom, tout dans son comportement porterait à le croire. Sa voix, son regard donnent l'impression d'un grand vide intérieur, comme s'il n'était plus qu'une simple enveloppe, semblable à ces dépouilles d'insectes qu'on...
Lire la suite...puisque même ici il est possible de survivre, nous devons vouloir survivre, pour raconter, pour témoigner ; et pour vivre, il est important de sauver au moins l'ossature, la charpente, la forme de civilisation. Nous sommes des esclaves, certes, privés...
Lire la suiteDéjà mon corps n'est plus mon corps. J'ai le ventre enflé, les membres desséchés, le visage bouffi le matin et creusé le soir ; chez certains, la peau est devenue jaune, chez d'autres, grises ; quand nous restons trois au quatre jours sans nous voir,...
Lire la suiteAlors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît : nous avons touché le fond. Il est...
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