Un blog pour partager des émotions littéraires. Je lis, je prends des notes, je donne à lire ce qui me trouble, ce qui m'émeut, ce qui me bouscule.
Je cherche le recueillement, parce que la littérature est en général plus intéressante que la vie. Je ne sais pas s'il s'agit d'un paradoxe mais j'aime énormément la vie parce que, quoi qu'on en dise, elle ressemble à un grand roman. Enrique Vila-Matas....
Des récites à sillons délire Déraille l'écolier debout Pas à l'aise patate pataquès Quatre à strophe sonné Colle qui pend au nez Rassis tout faux c'est Valérie Rouzeau. Neige rien. Ed. La petite vermillon
Libère secrètement tout être que tu vois en cage. Libère les démunis et fais enrager les despotes. Lawrence Ferlinghetti. Poésie art de l'insurrection. Ed. Maëlstrom
Soyons prêts. Restons nus tels que nous sommes, mais brûlons, ne pourrissons pas ce que nous sommes. Flambons. Respirons sans crainte. Éveillons-nous à la grande réalité d’être en train de naître à présent et jusqu'à la dernière heure. Gonzalo Rojas....
face au joug du temps le havre du poème face à la tyrannie de l'amour le havre du poème face à la criante injustice le havre du poème Abbas Kiarostami. Des milliers d'arbres solitaires. Ed. Erès
Entretenir la mémoire des mots, cinglants comme la bise hivernale prise au réveil en pleine figure. Christophe Massé. Van Gogh comme ailleurs. Ed. Pierre Mainard
Je restais muette, ce n'est que sur le papier que je sais m'y prendre, dans la vie j'ai toujours du mal à trouver les mots. Magda Szabó. La porte. Ed. Viviane Hamy
Dans ce monde démuni de sens le langage est notre ultime refuge C'est lui qui appelle notre présent à exister J'appâte le papier pour qu'il se couche sous mon écriture Anise Koltz. Somnambule du jour. Ed. Poésie/Gallimard
Les morts se tenaient presque par la main. Philippe Lançon. Le Lambeau. Ed. Gallimard
Comment quitter la colère, les reproches ? Tu décidas de ruminer jusqu'au bout cette colère, de l'épuiser, l'assécher en la faisant devenir encre, papier, la presser, l'exsuder. Colette mazabrard. Monologues de la boue. Ed. Verdier
La biographie du poète est un fol amas de linge sale. Paul Valet. Solstices terrassés. Blockhaus éd.
Mon frère dit : est-ce que toi aussi, tu as déjà eu, posé devant toi, un livre, inventaire des secrets, abécédaire de la beauté, que tu n'as pu ouvrir pour le lire, car sur lui un chaton sommeillait et tu ne voulais pas troubler ses rêves? Sandor Weöres....
La vie qui me convenait se sera écoulée en mon absence, au loin. Pierre Bergounioux. Le premier mot. Ed. Gallimard
un ruisseau court dans un désert sans herbe à la recherche de quelqu'un qui a soif Abbas Kiarostami. Des milliers d'arbres solitaires. Ed. Erès
Glenn Gould is Good Glenn Gould is Godberg Glenn Berg is Gold Glenn Gold is Gouldberg is drôlement divin et Glenn Glad is Good God is vive Jean-Sébastien Valérie Rouzeau. KEKSZAKALLU. Ed. Les Faunes
On s'accorde en effet à reconnaître qu'un pays est d'autant plus évolué que les lois qui empêchent le misérable d'être trop misérable et le puissant trop puissant y sont plus sages et plus efficaces. Primo Levi. Si c'est un homme. Ed. Pocket
Ces misères en nous , qu'on croyait oubliées un soir de hasard se lèvent comme une marée d'équinoxe. Alors, c'est comme des embruns de haute mer aux remparts des paupières. Dominique-Emmanuel Blanchard. Considérables décombres. Ed. Le Serpolet
je n'ai plus de morts à moi je les ai rendus à l'oubli de l'univers qui reprend tout à zéro j'ai donné ce qui n'était pas mien aux cieux qui ne sont à personne ni aux dieux que je m'invente pour la consolation d'avoir encore quelqu'un pour parler Werner...
La douceur berce un lit de clous elle fait son lait dans les dents qui la mordent Laurent Albarracin. Le déluge ambigu. Ed. Pierre Mainard
On sort écrire la nuit - on s'encagoule on écrit à coup de bombes de noir : sur l'éraflure de la montagne éclatée de rire - Cécric Demangeot. & ferrailleurs. Editions Grèges
Oh, pouvoir pleurer ! Oh, pouvoir affronter le vent comme nous le faisions autrefois, d'égal à égal, et non pas comme ici, comme des vers sans âme ! Primo Levi. Si c'est un homme. Ed. Pocket
Il n'y a pas de miroir, mais notre image est devant nous, reflétée par cent visages livides, cent pantins misérables et sordides. Nous voici transformés en ces même fantômes entrevus hier au soir. Primo Levi. Si c'est un homme. Ed. Pocket
Je m’éteins seul Tu m'étincelles Fanny de Rauglaudre
Au jours s'accrochent les jours comme des wagons de porcelaine. Dominique A. Wagons de porcelaine
Je n'ai pas les mains qui vont avec les choses. J'ai eu beau toute ma vie essayer. Rien à faire. Il y a quelque chose qui "ne colle pas" entre moi et le monde, moi et ce que je vis. Et je ne sais pas ce que c'est. Je suis à côté. Toujours à côté. Jeanne...