Un blog pour partager des émotions littéraires. Je lis, je prends des notes, je donne à lire ce qui me trouble, ce qui m'émeut, ce qui me bouscule.
Tout son univers, elle l'a déversé à mon oreille, mais à moi, elle n'a pas permis d'ouvrir la bouche. Emmanuel Pinto. Acouphène
Par ce que j'ai pu en savoir, Mayol décida que, désormais, il ne ressemblerait plus à personne et serait encore moins tenté de devenir un autre, il serait - avec une intensité qu'il n'avait encore jamais connue - lui-même." Enrique Vila-Matas. Le voyage...
Pourquoi toujours vouloir tout ramener au collectif ? Barry, même dans ses meilleurs jours, Barry était incapable de se penser en tant que partie de quelque groupe que ce fût - communauté, société, Etat ou même famille - sans en éprouver une douleur....
Proverbe gitan : "Si tu es au fond du trou, arrête de creuser." Alexandre Romanès. Un peuple de promeneurs
Les mots avec lesquels on empoisonne le coeur d'un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire et, tôt ou tard, lui brûlent l'âme. Carlos Ruiz Zafon. L'ombre du vent
Personne n'a frayé le chemin que tu vas parcourir dans l'inconnu dans le bleu. C'est ton chemin. Seul, tu vas le parcourir. Il est impossible de revenir en arrière. Toi-même ne peux marquer le passage et le vent efface tes traces dans la montagne nue....
Ce fils que j'aime est ma douleur. José Saramago. L'évangile selon Jésus-Christ
Ivresse du vent dans le vertige du feuillage. De la feuille, de sa fragilité, j'apprends l'humilité, la légèreté. La brise tresse mes cheveux jusqu'à ce que le silence m'ouvre ses pétales. Diana Lichy. Couteau cérémoniel
Je ne comprendrai peut-être jamais pourquoi t'as agi de cette manière à mon égard, mais je m'en fous : la vie est trop belle pour qu'on s'arrête longtemps aux portes des cimetières. Et ma vie, elle est devant moi, entière, libre et désentravée. Cathy...
"Je suis persuadé que l'on peut et doit vivre avec de l'incertitude. La vie est une navigation sur un océan d'incertitude, à travers des archipels de certitude." Edgar Morin Boris Cyrulnik, Edgar Morin. Dialogue sur la nature humaine
Il lui avait fallu du temps avant de se sentir en sécurité auprès d'une femme. Elle venait des hommes comme l'on vient d'un pays. Nina Bouraoui. Nos baisers sont des adieux
Un vent à desserrer les poings caresse les cheveux des arbres, fait frémir la côte, rejoint ses paupières de sable, feint de mourir, là où mes yeux vous cherchent encor, mon âme frère, mon tendre tendre, au plus loin, aux hanches floues de la mer. Gilles...
L'homme chemine sur la planète en équilibre entre ses propres ombres et ses propres lumières. Francisco Coloane. Le passant du bout du monde
Tant que j'ai encore une ombre Je peux t'aimer Je peux boire dans ton verre Te regarder. Dominique A. Tant que j'ai encore une ombre
Ce que j'éprouve n'a pas vraiment de nom, de nom connu. Quelque chose de moi s'est détaché et flotte dans l'air, invisible et pourtant consistant. Je me sens triste sans tristesse, seul sans solitude, heureux sans joie. Eric Fottorino. L'homme qui m'aimait...
A force macaque caressé pitite li, li tué'l (proverbe haïtien) (A trop caresser son enfant, la guenon l'a tué) Dany Laferrière, Pays sans chapeau
L'impondérable douleur de ma mère, contre laquelle je me suis blindé le coeur. Anne Enright. Retrouvailles
...un écrivain - à condition que son texte acquière un véritable intérêt - n'écrit jamais sur ce qu'il connaît mais précisément sur ce qu'il ignore. Javier Cercas. Les soldats de Salamine
Insomnie où j'entendais toutes les paroles de mes parents. Le moment est donc venu d'interroger l'origine, d'écrire le livre des mutations violentes et douces. Ils comprendront ainsi comment je leur ai échappé. Jocelyne François. Le cahier vert : journal...
Ecrire, c'est être relié. C'est agrandir le champ magnétique des préoccupations réelles, c'est prendre mentalement d'autres vies et les porter jusqu'à leurs limites. C'est donc imaginer ? Oui, c'est imaginer la vie en même temps que la vivre. Jocelyne...
L'important, c'est d'apprendre à être proche sans se confondre car, qui se confond se perd et, du même coup, perd son identité d'Homme. Quiconque perd son identité connaît inéluctablement le destin d'une feuille morte livrée au tourbillon des vents. Gabriel...
Je peux dire ce que je veux, je ne trouverai jamais pourquoi on écrit et comment on n'écrit pas. Marguerite Duras, Ecrire
Je n'écris pas par désir, par habitude, par volonté, par métier. J'ai écrit pour survivre. J'ai écrit parce que c'était la seule façon de parler en se taisant. Pascal Quignard. Le nom sur le bout de la langue
Que s'apaise ce tumulte dévastateur, comme se retire d'un pays mis à sac une horde en déroute. Louis-René Des Forêts, Ostinato
Ecrire c'est exprimer cette part de soi qu'on découvre chez autrui, cette part d'autrui qu'on reconnaît en soi-même. Charles Juliet, Journal